Sept mois après un faux départ en qualifications à Madrid, Arthur Gea a enfin goûté à la victoire dans un Masters 1000. Et la suite s'annonce brûlante : un duel 100 % tricolore face au numéro 2 français.
Il y a des premières qui ne se racontent pas comme les autres. Mercredi à Shanghai, Arthur Gea (56e mondial) a remporté son tout premier match dans le tableau principal d'un Masters 1000, en renversant le Portugais Jaime Faria (60e) en trois manches, 6-7 (3/7), 6-1, 6-2, selon l'AFP. Adrian Mannarino, lui, s'est qualifié pour le deuxième tour sans aller au bout de sa rencontre, son adversaire ayant jeté l'éponge.
Un set perdu, puis plus rien
Le scénario avait pourtant tout du piège. Accroché, puis battu au jeu décisif dans la première manche, le Vauclusien aurait pu gamberger. Il a fait exactement l'inverse. Douze jeux à trois sur les deux sets suivants : Faria n'a plus existé. Ou presque. Rarement un premier set perdu aura aussi peu pesé sur l'issue d'un match.
Il faut dire que le joueur de 21 ans ne débarque pas en Chine les mains vides. Sacré en août à Los Cabos (son premier trophée sur le circuit principal), puis huitième de finaliste à l'US Open, il vit la saison la plus aboutie de sa jeune carrière. Son unique incursion en Masters 1000 remontait à avril, avec une élimination d'entrée dans les qualifications madrilènes. La page est tournée.
Humbert en travers de la route
Le tableau, en revanche, ne lui fait aucun cadeau. Au deuxième tour, Gea retrouvera Ugo Humbert (32e), numéro 2 tricolore, exempté du premier tour grâce à son statut de tête de série. Un face-à-face entre la relève qui pousse fort et un habitué de ces grands rendez-vous, ou plutôt un test grandeur nature pour mesurer le chemin parcouru par le jeune Français. En voilà un duel qui ne va pas passer inaperçu.
Mannarino passe, Cobolli l'attend
De son côté, Adrian Mannarino (83e) a profité d'un coup du sort. Le gaucher de 38 ans menait 6-3, 2-2 lorsque Nikoloz Basilashvili (124e) a renoncé, touché au genou gauche d'après les organisateurs. Pour le Géorgien de 34 ans, rescapé des qualifications après plus de cinq heures passées sur le dur shanghaïen lundi et mardi, la pilule est dure à avaler. Le corps a fini par dire stop.
La marche suivante sera autrement plus haute pour le vétéran français : Flavio Cobolli (7e), finaliste à Roland-Garros en juin et lancé dans la course à une première qualification pour le Masters de Turin (15-22 novembre).
Halys en lice, Fils attend samedi
Quentin Halys (48e), dernier Français engagé au premier tour ce mercredi, était encore aux prises avec le qualifié hongkongais Coleman Wong (101e). Quant au numéro 1 français Arthur Fils, lui aussi à la chasse à un ticket pour Turin, il ne fera son entrée que samedi, face au Russe Pavel Kotov (187e), issu des qualifications, ou au Néerlandais Tallon Griekspoor (58e).